Association des concessionnaires Subaru du Québec english

Le Salon International de l’Auto de Montréal, une grande occasion de séduire les Québécois

14 January 2016

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Sur l’échiquier des salons de l’auto internationaux, celui de Montréal semble bien discret, tant au chapitre du nombre de visiteurs – Montréal reçoit 200 000 visiteurs en moyenne, par rapport à plus d’un million pour l’événement de New York, par exemple – qu’en matière de dévoilement de nouveaux modèles.
 
Les observateurs ont en effet tendance à comparer le salon québécois (qui se tient du 15 au 24 janvier) à celui qui le précède, celui de Detroit (du 11 au 24 janvier).
 
«Les visiteurs du Salon de Montréal sont des personnes [qui s’inscrivent] dans un processus d’achat. Ceux qui admirent les grands salons comme celui de Detroit sont intéressés par les grandes nouveautés», explique le président du Salon international de l’auto de Montréal, Michel Gaudette.
 
Selon les résultats d’un sondage réalisé en 2015 auprès des visiteurs du salon montréalais, plus des trois quarts des personnes interrogées ont dit avoir entamé une démarche formelle d’achat au cours des six mois qui ont suivi l’événement.
 
Les constructeurs automobiles sont eux aussi conscients de la situation, ce qui explique leur empressement, malgré la proximité du Salon de Detroit, à présenter leurs plus récentes nouveautés. Subaru, par exemple, pousse l’expérience plus loin en présentant cette année à Montréal un concept de voiture à hayon (hatch-back) ayant été dévoilé en première mondiale au Salon de Tokyo, en novembre dernier.
 
Pour Ted Lalka, vice-président marketing de Subaru Canada, le marché de la région de Montréal est stratégique. «Le Canada, pour Subaru, est un marché de grande importance. Nous faisons partie du top 5 des pays où le taux de pénétration de Subaru est le plus élevé. Cela nous place en bonne position pour être entendus des dirigeants de Fuji Heavy Industries au Japon, et nous permet de mettre en place des initiatives marketing spécifiques», indique-t-il.
 
Au nombre de celles-ci, la présence d’un prototype aux lignes éclatées, qui s’est attiré de nombreux éloges lors de sa présentation au Salon de Tokyo.
 
«C’est surtout au Québec, où se concentrent plus de 35 % de nos ventes annuelles au pays [NDLR : 46 600 véhicules vendus en 2015, en croissance de 11 % par rapport à 2014], que les Subaru connaissent du succès, notamment en raison de la traction intégrale. Mais nos études ont aussi prouvé que les Québécois aiment mieux les voitures à hayon que les autres Canadiens», dit Ted Lalka.
 
«Nous avons donc trouvé une façon de nous rapprocher du marché québécois et d’attirer un peu les regards, même s’il ne s’agit que d’un prototype et non d’une voiture de production», ajoute-t-il.
 
Miser sur la famille
Chez Mercedes-Benz, on joue aussi la carte de la première nord-américaine au Salon international de l’auto de Montréal, mais en misant sur une autre corde sensible des Québécois, les voitures familiales et diesel. Le constructeur allemand y présentera notamment le Classe C 300 4MATIC diesel wagon, une voiture qui ne sera même pas offerte chez nos voisins du Sud.
 
«Nous faisons cette présentation initiale au Québec pour plusieurs raisons : même si elle sera offerte en vente chez les concessionnaires seulement à compter du printemps, nous voulions la présenter à Montréal, car les Québécois ont toujours été friands de nos familiales, surtout celles qui ont une allure chic très européenne. De plus, elle est offerte seulement en versions intégrale et diesel, deux éléments qui ont toujours été applaudis par nos clients au Québec», précise JoAnne Caza, directrice des communications pour Mercedes-Benz Canada.
 
«Les salons de l’auto à Montréal et à Toronto représentent deux initiatives très importantes pour nous. Ce sont de très bons outils de vente et de visibilité pour nous et nos concessionnaires», dit Mme Caza. Le son de cloche est partagé par tous les autres constructeurs qui participeront à l’un des 49 dévoilements de premières canadiennes, ou en présentant leur gamme de modèles. Au total, le Salon de Montréal 2016 accueillera plus de 650 voitures dans l’enceinte du Palais des congrès.
 
Un événement, une communauté
Michel Gaudette, lui-même propriétaire de plusieurs concessions automobiles, insiste aussi sur le rôle important que le Salon de Montréal joue dans la communauté. «Depuis que nous avons lancé des initiatives comme la soirée Avant-Première Bénéfice, créée en 2008, nous avons remis plus de quatre millions de dollars à des organismes du milieu. Plusieurs autres salons tentent maintenant de faire la même chose ; mais pour notre association, c’est notre façon de redonner à la communauté.»
 
«Le Salon de l’auto de Montréal, c’est à la fois un moteur économique et un moteur communautaire», poursuit Michel Gaudette.
 
Le Salon de l’auto de Montréal 2016 en chiffres
› 210 000 Nombre de visiteurs attendus

› 650 Nombre de voitures exposées

› 49 Premières canadiennes

› 2 Premières nord-américaines
 

Source : Les Affaires par Marc Bouchard